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Michel Floirat
Collectionneur invétéré mais pas invertébré

Michel Floirat, collectionneur invétéré mais pas invertébré

Je m’appelle Michel Floirat, je suis passionné par les voitures de collection et les années qui passent ne me rendent pas plus raisonnable, bien au contraire !

J’exerce le métier d’attaché de presse. Je rédige des kilomètres de communiqués de presse institutionnels calibrés au poil de grenouille près et dédiés à la gloire de PME – PMI et de grands groupes industriels.  Du coup, une envie d’écriture débridée m’a emmené jusqu’aux Iles de Sao Tome & Principe (golfe de Guinée) et en Tasmanie pour des reportages publiés dans Terre Sauvage ou dans le magazine jalouse (le magazine des femmes sereines par intermittence) ou à la radio Ouï F.M pour des chroniques culinaires dans lesquelles je mettais un peu de poésie sous les couteaux….

Parallèlement, j’ai commencé à collectionner des voitures anciennes dès l’âge de 20 ans. Renault Floride cabriolet, Austin Mini, Mercedes cacochymes dans leur jus (W115, 350 SE W 116, 220 Ponton, ….) et surtout une Lancia Flavia cabriolet Vignale, ultra rare, que j’utilisais comme voiture de tous les jours… Je la garais sous les fenêtres de mon bureau Av Montaigne, Paris 8 ème, en allant mettre des pièces dans le parcmètre…..Je vous parle d’un temps où on trouvait encore une boulangerie Av Montaigne (aujourd’hui remplacée par la Boutique Chanel). Ne me demandez pas où est la Lancia : je l’ai vendue à a un hollandais visionnaire et vétilleux. Les cuirs étaient explosés et je devais la bricoler de ci de là au cours de mes pérégrinations en France mais je la regrette encore.

Vous l’aurez compris je suis un garçon éclectique, capable de rouler en Studebaker Silver Hawk un jour et en Honda Z 600 le lendemain !

Aujourd’hui, collectionneur depuis plus de xxx ans (passé un certain point on ne compte plus !), je voudrais faire partager mes goûts à la nouvelle génération de collectionneurs. J’ai commis quelques erreurs et connus quelques succès, alors autant en faire profiter tout le monde. Dans ce sens, Soupapes & Culbuteurs n’est pas un site marchand, mais un site dans lequel je recommande des voitures que j’aime et que j’achèterais pour moi-même, attiré par leurs lignes, leur rareté, leur élégance et leur potentiel en collection.

Expert automobile, va chercher le pain en Avion Voisin

Yves Rebet

Yves est un marchand de voitures de collection plutôt spécialisé sur le haut de gamme (Delage, Bugatti, Delahaye, Talbot, Facel Véga, ….). Si vous cherchez une voiture avec une carrosserie en magnésium, produite à un seul exemplaire prière de s’adresser à Yves !

Aujourd’hui, je l’ai convaincu d’aller explorer d’autres marchés : des voitures plus récentes, plus vintage, moins chères, moins rares, des voitures pour rouler plus que pour faire des concours d’élégance. Pour tout vous dire en ce moment j’essaye de lui faire aimer les japonaises des années 70-90 …… entre autres !

Ni snob, ni hautain

J’aime bien Yves parce qu’il a toujours une ou deux histoires incroyables à raconter. L’automobile ancienne est un univers de faconde ou de taiseux. Yves n’est rien de tout ça. Il sait vous rendre à l’aise tout de suite et ses passions sont communicatives. Avec ses 30 ans de métier, il connait tout sur tout mais il n’est jamais assommant, ni snob, ni hautain …

Son domaine de prédilection : les Delahaye, Talbot, Facel Vega, Delage et autres Bugatti. Pour lui ces automobiles de collection sont comparables a des toiles de maîtres, leur valeur artistique et patrimoniale dépasse de loin leur valeur matérielle.

De chauffeur routier a directeur d’un musée automobile

Professionnel reconnu internationalement avec des clients fidèles dans le monde entier, Yves maitrise l’histoire et les caractéristiques techniques d’un nombre impressionnant de voitures. Autrefois mécanicien, routier, directeur d’un musée automobile, Yves a fait mille et un métiers avant de devenir un expert international reconnu et apprécié. Cette diversité et ce parcours le rende accessible et à l’écoute. Yves Rebet est au cœur du marché des véhicules de collection depuis une trentaine d’années maintenant. Je suis très fier de travailler avec lui.

Yves Rebet, va chercher son pain en Avion Voisin

Ce que j’aime aussi chez lui c’est qu’il est un peu fou, capable d’acheter des voitures uniques au monde sur un coup de tête, de dénicher une Bugatti virginale oubliée de tous à 100 km de chez lui ou encore de craquer sur une Ballot de 1920. En plus il aime bien les Avion Voisin et la dernière que j’ai vu chez lui était sublime, intacte, préservée avec son cuir craquelé. Un bijou du patrimoine automobile. Yves aime rouler dans ses voitures et c’est tout juste si ont pas été acheter le pain en Avion Voisin !

Expert automobile, l'homme à la Rolls

Nicolas Goujat, l’homme à la Rolls

Nicolas Goujat, l’un des rares spécialistes français des Rolls Royce et des Bentleys Vintage, est d’une grande patience. On se connait mieux maintenant mais sachez que j’ai été le voir 2 fois, comme ça sur des coups de tête, et à chaque fois c’était pour essayer toujours et encore le même modèle : une RR Corniche en conduite à gauche. A chaque fois Nicolas a été très pro. Passant du temps avec moi et m’expliquant son travail avec passion.

J’aime les RR Corniche. J’ai encore l’image d’un pimp (*) sur Sunset boulevard à Beverly Hills au volant de sa corniche blanche immaculée. Il faisait sa tournée avec ! Pour le petit versaillais bien élevé, âgé de 22 ans, que j’étais ce fut, non pas une révélation…, mais une plongée dans un univers inconnu.

Nicolas n’est pas né à Hollywood. Issu d’une famille de garagistes, Il a été élevé en Auvergne, à l’huile de vidange… Nicolas vend des voitures mais ce n’est pas « un marchand de voiture » qui essaye de vous « fourguer » sa came et ça se voit tout de suite. Nicolas aime les Rolls Royce et les Bentley pour les avoir démontées, maintes et maintes fois, dans tous les sens.

Nicolas : l’homme des hautes sphères

Nicolas ouvre son garage il y 8 ans. Dans son atelier qu’il fréquente 10 heures /jour, il entame alors son parcours initiatique et peaufine son art, jours après jours, années après années, boulons après boulons, sphères après sphères…..

A ses yeux, les Bentley et les RR restent des voitures complexes dont il faut comprendre la logique.

Bien que très discret, il est devenu l’un des rares spécialistes français des Bentley et RR vintage. Son activité de remise en état, maintenance et vente repose à 90% sur RR et Bentley. Il lui arrive de faire quelques écarts avec des Jaguar, des BMW ou des Mercedes, mais uniquement sur des modèles qu’il « connait bien ».

 (*) : Pimp = souteneur, celui qui fait travailler des filles

Des voitures complexes à la réputation sulfureuse

C’est pendant longtemps l’image qui a été accolé à ces voitures que Nicolas qualifie lui-même de «complexes». Pourtant, aujourd’hui le marché se stabilise et croit même de façon régulière, loin des effets de mode. Pour Nicolas on part de très loin : « Les RR et les Bentley des années 70 -80 ont souvent été « oubliées » et sont donc généralement pas ou mal entretenues, ce qui contribue à leur conférer une réputation sulfureuse de voitures pas fiables. Ajoutez à cela une faible visibilité (la presse n’en parle quasiment jamais, on en voit très peu dans les salons et manifestations d’anciennes), des pièces difficiles à trouver, du moins en France, et vous aurez là une bonne recette pour créer un marché atone ».

Un marché qui évolue à la hausse

Nicolas, avec son travail patient et son rôle de conseil, contribue modestement mais surement à développer le marché des RR et des Bentley vintage en France. D’ailleurs on constate, depuis un moment, une demande qui va crescendo. Petit à petit, les passionnés redécouvrent ces voitures authentiques (construites à la main) qui présentent une foule d’avantages, notamment celui de disposer d’une voiture de collection sans les inconvénients. En effet, correctement entretenues, elles sont d’une grande fiabilité, offrent un confort et des aptitudes routières qui restent largement d’actualité, et permettent de conserver ses points de permis bien plus facilement qu’avec une sportive. A cela il faut ajouter un indéniable et surprenant capital sympathie. Garez une RR vintage sur un marché et vous verrez les réactions…

 

Enfin on est très loin de la folie spéculative qu’engendre certaines marques. Les prix montent doucement mais régulièrement. Les belles voitures sont rares, et les acheteurs commencent à comprendre qu’il vaut mieux acheter une belle voiture plutôt qu’un prix. D’autant plus que l’ensemble de la production RR / Bentley des cinquante dernières années est encore très largement sous côté.

Un peu d’irrationnel dans un monde prédictif

Pour Nicolas l’irrationnel avec ces voitures n’est jamais très loin : Je pense que certains objets ont une âme, et ces voitures, de par leur construction artisanale et leurs vécus, souvent mouvementés, en ont une.

Pour continuer dans l’irrationnel, Nicolas me raconte qu’il a un client qui n’a pas son permis et qui lui a acheté une RR. Il se contente de regarder sa voiture…